Le cratère du Ngorongoro, le miracle de la nature

Le cratère du Ngorongoro, janvier 2018

Cette vaste caldeira circulaire, située au nord de la Tanzanie dans la branche orientale de la vallée du Grand Rift, est la signe de l’existence d’un ancien volcan qui aurait pu être beaucoup plus haut que le Kilimandjaro. Voilà quelques millions d’années, il s’est effondré sur lui-même lors de la vidange de sa chambre magmatique, créant la caldeira actuelle, l’un des attraits touristiques les plus connus de la Tanzanie.

L’observation de la faune sauvage dans le Ngorongoro reste un moment magique et inoubliable — des centaines d’animaux insouciants défilent devant nos yeux sur un tapis de verdure recouvrant les sols fertiles du cratère.

Le nom du cratère a été inspiré par une onomatopée : en effet les Maasai l’ont ainsi baptisé d’après le son produit par la cloche de leurs chèvres menées là en pâture (ngoro-ngoro). Selon des fossiles trouvés sur place, on a pu établir que diverses espèces d’hominidés avaient occupé la région il y a déjà 3 millions d’années.

Dans un souci de préservation de la nature et pour éviter l’impact soi-disant délétère du pâturage sur la flore, l’intérieur du cratère a été classé en zone protégée et les Masaï ne sont plus autorisés à y faire pâturer leurs troupeaux. La loi de 2009 sur la conservation de la faune du Ngorongoro a imposé de nouvelles restrictions : toute activité humaine y est désormais interdite, chassant de ce fait les éleveurs Masaï, dont la plupart avaient pourtant été déplacée au Ngorongoro depuis leurs terres ancestrales, lorsque le gouvernement colonial britannique avait créé le parc national du Serengeti en 1959.

En safari

Des milliers de grands animaux vivent dans ce cratère – parmi eux on trouve le rhinocéros noir, dont la population locale a quasiment disparu, le buffle d’Afrique ou buffle du Cap et l’hippopotame. Il y existe également de nombreux autres ongulés: le gnou bleu, le zèbre de Grant, l’élan, la gazelle de Grantet et celle de Thomson. Les Waterbucks se trouvent principalement près de la forêt de Lerai. On n’y trouvera pas de girafe, d’impala, de topi, d’oribi, ni de crocodile. On ne peut pas trop compter non plus sur une rencontre avec le guépard, le chien sauvage d’Afrique de l’Est ou le léopard. 

Le cratère abrite l’une des plus grandes populations de lions dans le monde. Malheureusement, le génome des lions a peu d’opportunités pour se diversifier, car très peu de lions mâles pénètrent de l’extérieur dans cette cuvette aux pentes escarpées. Ceux qui y parviennent sont souvent écartés et combattus par les lions mâles déjà dans la place.

L’office de protection de la nature interdit aux touristes de passer la nuit dans le cratère, néanmoins on trouvera plusieurs lodges touristiques perchés sur son bord. Ils offrent de belles vues sur son intérieur et sa flore verdoyante pendant la saison des pluies. De nombreux hébergements sont également disponibles dans et autour de la ville de Karatu, qui borde la route goudronnée qui dessert Arusha ; ils se trouvent à environ 15 minutes de la porte d’entrée de Lodware (et propose un meilleur rapport qualité-prix).

Bon à savoir

Ngorongoro c’est l’une des plus grandes caldeiras intactes de la planète (et qui ne soit pas un lac).

Plus de 25000 créatures sauvages vivent dans la caldeira

C’est l’une des sept merveilles naturelles de l’Afrique : le continent africain comprend de nombreuses merveilles naturelles incroyables comme: le Nil, Le Sahara, le delta de l’Okavango. 

La grande migration des gnous (la plus grande migration d’ongulés de la planète) traverse la zone de conservation du Ngorongoro, plus précisément le lac Ndutu, de décembre à mars. Avec plus de 2 millions de gnous, de zèbres et de gazelles, cette migration est un spectacle unique à voir (le musical Roi Lion de Broadway peut aller se rhabiller !).

Les lions aiment se cacher dans l’ombre des voitures

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