
Le sud ivoirien est le royaume des palmiers, des surfeurs et des plages paradisiaques jalonnées des cocotiers. Le climat ici est équatorial – très chaud et humide. C’est ici que l’on a choisi de passer nos derniers jours en Côte d’Ivoire, sur les plages de Grand Bassam et d’Assinie ; et on ne l’a pas regretté !
Situé au sud-ouest de l’Afrique, le golfe de Guinée est la partie tropicale de l’océan Atlantique, qui s’étend du cap Lopez au Gabon au cap Palmas au Libéria. Le littoral ivoirien mesure 566 km de long et s’étire du Cap de Palmes au Libéria (à l’Ouest) au Cap des Trois Pointes au Ghana (à l’Est).

Les plages qui couvrent le littoral ivoirien aux alentours de Grand Bassam et d’Assinie offrent tout ce dont un voyageur assoiffé de soleil peut rêver : les longues balades sur le sable doré, les grandes vagues qui emportent les surfeurs (sur)excités, les noix de coco que l’on trouve par terre (mais que l’on ne sait pas trop ouvrir, alors on embête les habitants pour qu’ils nous aident), les plats de fruits de mer frais et savoureux … et tous ces plaisirs en plein coeur de l’hiver européen, car la saison sèche dure ici de décembre à mi-avril.

Grand Bassam et son vieux quartier France

Plages et repos ne sont pas les seuls attraits que cette côte peut proposer au voyageur. Grand Bassam, ancienne capitale de la Côte d’Ivoire (de 1893 à 1900), est un lieu chargé d’histoire et cette dernière n’a pas toujours été rose.

Considéré comme un exemple typique de l’urbanisme colonial français du XIXe et du début du XXe siècle, Grand Bassam est le pont entre les anciens quartiers français, maintenant connus sous le nom de vieille ville (Ancien Bassam) et les quartiers africains situés dans un secteur commercial animé (Nouveau Bassam).

En se baladant sur les boulevards du vieux quartier France de Grand Bassam, notre regard s’arrête sur les plaques des rues portant les noms des anciens administrateurs coloniaux, tel que Marcel Treich-Laplène, le premier administrateur de Bassam, et Gabriel Angoulvant, un gouverneur colonial.

Au long de la rue, de grands bâtiments, jadis biens de colons habitants sur cette côte, nous rappellent les temps anciens du vieux quartier France. La plupart de ces anciennes demeures coloniales restent négligées, en ruine, et envahies par les arbres, ces locataires atypiques, qui y entrelacent leurs branches et leurs racines. Et pourtant, derrière tous ces immeubles colonisés par la végétation, se cache le charme de Grand Bassam ; on y sent l’odeur de l’histoire, comme si nous étions en train de feuilleter un vieux livre trouvé par hasard dans un grenier, et on y voit les effets implacables du temps.




On ne s’étonnera pas qu’en 2012, le quartier France de Grand-Bassam, cœur historique de la ville, ait été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et en soit au demeurant la seule commune ivoirienne.
Maison Ganamet

Construite en 1920 par un immigrant libanais, cette maison magnifique s’inspire de l’art du Proche Orient et appartient toujours à la famille Ganamet. Façade à la néo-classique, arabesques et bas-reliefs à l’orientale sous les balcons et aux fenêtres, colonnes et pilastres ioniques, toit mansardé – cet éclectisme de styles, à la fois curieux et fabuleux, raconte toute l’histoire de ce beau bâtiment qui n’a pas son équivalent dans le quartier. Avant que cette demeure ne tombe en ruine, de lourdes portes de chêne en habillaient ses ouvertures.

Les plages d’Assinie

Assinie a été le premier comptoir de la côte ivoirienne, bien qu’il n’y reste aujourd’hui plus aucun signe de cette époque. Dès le XVII siècle, quelques missionnaires capucins venus de Saint-Malo s’y sont installés, mais le climat et les maladies tropicales ont rapidement eu raison de leurs ambitions évangélisatrices.

Encore troisième port ivoirien au début du XXème siècle, où un raz-de-marée détruisit complètement le quartier France d’Assinie, la ville perdra toute son importance stratégique et commerciale au profit de Grand-Bassam, puis de Bingerville et enfin d’Abidjan.

Aujourd’hui, ce n’est plus qu’une station balnéaire courue par les touristes et les habitants d’Abidjan. Les plages qui s’étendent à perte de vue y étaient quasi-désertes quand nous y sommes passées.

C’est aussi de ce côté que l’on a découvert à nouveau les effets déplorables du manque de la gestion des déchets en Côte d’Ivoire.
Parc des Îles Ehotilé

Sur la lagune Aby près d’Assinie et d’Adiaké, se trouve un parc un peu atypique, car constitué de six îles : Assokomonobaha, Balouaté, Meha, Nyamouan, Elouamin et L’île Sacrée Bosson Assoun. Elles abritent de nombreux oiseaux : des espèces aquatiques auxquelles s’ajoutent, en saison sèche, des espèces migratrices.

Le parc abrite aussi des mammifères traditionnellement issus de la forêt (céphalophes, potamochères, etc.), mais également deux espèces qui lui confèrent son originalité : la chauve-souris, car une importante colonie de Roussettes des palmiers loge sur l’île Balouaté. Les populations riveraines considèrent ces animaux comme un signe de la présence des parents disparus ; et e lamantin : mammifère aquatique représentatif des lagunes ivoiriennes, mais qui est menacé de disparition.


| Reco-lodgement à Grand Bassam |
La mer avant la tempête





La prochaine fois sur la côte ivoirienne ? Les plages à Grand Béréby !
Sources
- Côte d’Ivoire: Grand-Bassam, l’ex-capitale coloniale, fête ses 100 ans, Le Point.
- Côte d’Ivoire, Le Petit Futé.











Merci pour le commentaire, et oui – c’est dommage !
Très belles photos de sites peu visités par les ivoiriens, vraiment dommage!